sécheresse

Publié le par amapderoanne

 

Appel de la confédération paysanne pour une journée d'action le 17 juin : oui la date est passée ( désolée)  mais pas le problème de fond : alors un peu de lecture....

Sécheresse :

Assez de communication, il faut passer à l'action !

 

 

Malgré le retour de la pluie, les stocks de fourrages pour la saison sont faits et il manque en moyenne sur la région Rhône-Alpes la moitié de la récolte. Les cours de la paille et des fourrages flambent, alors que les trésoreries sont au même niveau que les réserves d'eau : à sec.

Devant l'impossibilité de nourrir leurs troupeaux, les éleveurs sont obligés de vendre une partie de leurs bêtes, l'arrivée massive de viande sur le marché fait s'effondrer des cours déjà trop bas. C'est l'hécatombe !

Pas de fourrage, envolée des prix des matières premières, prix de la viande catastrophique : Pour les éleveurs allaitants, c'est la triple peine !

Dans l'indifférence générale, les éleveurs de volaille et de porcs sont également en grande difficulté :  L'envolée du prix des céréales leur est fatale et, fait rare, même pour les petits élevages en vente directe !

 

Depuis deux mois on parle de sècheresse, les propositions de Sarkozy arrivent aujourd'hui. Même si le transport par l'armée est une bonne chose, ces mesures ne sont pas à la hauteur de la calamité. Enrichir les banques ? Nous ne voulons pas des prêts bonifiés mais des prêts à taux zéro. 200 millions d'euros de fond de calamités, cela représenterait à peine 1000 euros par éleveur, de quoi acheter 4 tonnes de fourrage à 250 euros, à peine ce qu'il faut pour une vache par an !!!

 

Pourtant des solutions existent, la plupart ne demandent que du courage politique  :

 

La paille pour les bêtes, pas par terre !

Alors que les moissons ont déjà commencé, il faut de toute urgence que le Préfet de région interdise le broyage des pailles. Les céréaliers les enfouissent généralement, et même si cette pratique agronomique est logique et bonne pour le sol, des mesures exceptionnelles doivent être prises.

 

Manger ou conduire, il faut choisir !

2 millions de tonnes de céréales sont destinés à la fabrication en agrocarburant cette année. Avec des prévisions de récolte en net recul cette année, et des cours élevés, cet acte serait de la pure provocation ! L'Etat doit l'interdire.

 

Pas de spéculation sur la misère !

Dans le Nord Isère, il y a beaucoup de céréales parfois irriguées, malheureusement, des entrepreneurs et des marchands de paille en ont déjà raflé une grande partie, la solidarité dont on parle tant semble bien n'être que des mots. Les prix s'envolent et la marge des intermédiaires s'ajoutera aux malheur des paysans.

L'Etat doit encadrer les tarifs de la paille, des fourrages et des céréales.

 

 

 

Les bêtes ont faim, elles iront brouter les pelouses de la cité administrative de Lyon !

 

 

Tous devant la DRAAF à Lyon

le vendredi 17 juin à 10h30

Cité administrative, 165 rue Garibaldi, 69002 Lyon

 

 


Les mesures que nous proposons et une aide de l'Etat doivent permettre aux paysans d'acheter leur aliment au prix habituel soit au maximum 70 euros la paille, 150 euros les fourrages et 100 euros les céréales (par tonne rendu ferme).

 

Nous revendiquons :

 

-        l'interdiction formelle du broyage des pailles

-        l'interdiction de transformer les céréales en agrocarburants. Ces grains doivent être cédés aux éleveurs au prix auquel ils ont été contractualisés dans les contrats blé/maïs éthanol (115€/tonne).

-        l'ouverture des stocks d'intervention de céréales, pour éviter la spéculation et possibilité d'achat de céréales au prix d'intervention à hauteur de 500 kg par UGB.

-        une aide à la trésorerie en fonction des manques de chaque département. Exemple si le manque de production d'un département est de 50%, cela représente 2,5 tonnes par UGB.

         2.5 T x 150 euros = 425 euros. Voila le montant de l'aide directe que nous demandons par          UGB avec un plafond d'UGB par actif.

-        une remontée des aides de minimis à 15.000 euros comme en 2009 (au lieu d'un plafond de 7500 euros sur 3 ans)

-        une année blanche pour les annuités d'emprunt

-        des prêts à 0% si besoins et sans fragilisation supplémentaire

-        Dans tous les départements la prise en charge des achats  groupés par les Chambres d'agriculture (et non par la FDSEA) et sans aucune discrimination syndicale

-        des dérogations pour les éleveurs sous contrats AOC, AB (PHAE déjà obtenu)

 

 

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